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Louis Renault a entrepris, au cours des années 20, une véritable course à la productivité et aux investissements. De la création de la plus moderne des usines européennes sur l'île Seguin (les premiers bâtiments sont inaugurés en novembre 1929) à la diversification de ses gammes, Renault se pose de plus en plus comme un concurrent direct pour la célèbre marque française Citroën. Hélas la grande crise de 1930 à 1934 va secouer tragiquement le monde industrialisé et notamment réunir les firmes Citroën et Michelin, tout ceci à coups de mesures impopulaires : fermetures en août 1930 et 1932, réduction des horaires à 30 h pendant le terrible hiver 1934 avec baisses des salaires, réduction des effectifs (ils passeront de 30.300 personnes en 1929 à 22.000 en 1932) c'est donc dans un marché en pleine déglingue que Renault présente, en octobre 1931, sa nouvelle Monaquatre. |
C'est un modèle d'entrée de gamme qui reprend globalement la carrosserie de la Primaquatre apparue l'année précédente, mais avec un quatre cylindres largement revu à la baisse et en adoptant le nouveau principe de calandre plate décliné sur l'ensemble de la gamme pour ce millésime, résolument orienté vers les profils "aérodynamiques". Sur le stand du salon de l'automobile à l'ambiance plutôt morose, le constructeur de Billancourt, envers et contre tout, affiche bel un optimisme, relayé par une presse qui n'avait guère eu le loisir de s'enthousiasmer auprès de la routine des autres constructeurs. On trouve donc la nouvelle Monaquatre, secondée par deux autres 4 cylindres (mais avec le moteur 10 CV), la Primaquatre et la nouvelle Vivaquatre. Aux côtés des six cylindres (Monastella, Primastella et Vivastella) et des huit cylindres (Nervastella et Reinastella). Huit modèles, dont deux nouveaux, sont ainsi proposés alors que Citroën, l'ennemi de toujours, se contente de présenter ses sempiternelles C4 et C6, dans l'attente, toute proche, de la sortie de la fameuse "traction". Trois niveaux de finition sont alors proposés aux éventuels acquéreurs de la Monaquatre :
Le tout calé sur les deux pattes de châssis qui montrent le bout de leurs enjoliveurs, que je qualifierai de " très fragiles ". Logés entre les galbes généreux des ailes et la calandre, les deux phares à verre bombé en imposent par leurs dimensions. " On m'a affirmé qu'ils n'étaient pas d'époque, si quelqu'un peut me confirmer ? En principe, ils devraient être plats mais je les ai trouvés tels quel sur cette voiture. Maintenant, si un autre possesseur de fourgon Monaquatre pouvait me renseigner, je suis preneur ". Le pare-chocs à lame siglé Monaquatre 8 (en référence à la puissance fiscale de son moteur de 8 CV), complète l'avant de la Monaquatre. Derrière la calandre, le capot, celui-ci s'ouvre après déverrouillage, en deux volets grâce à des poignées en zamac. Chaque volet est doté de trois ouïes d'aération, le dessus du capot étant pourvu de trappes pour aérer l'habitacle. Ces ouïes latérales ne sont pas là que pour faire joli mais bien nécessaires au bon refroidissement d'un moteur ayant une propension à la surchauffe et j'en connais un bout. La Monaquatre aura une vie brève, car elle disparaît du catalogue en 1936 ! |
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RENAULT Monaquatre 1932 ! Conduite intérieure 4 portes dotée d'une malle arrière, on peut remarquer sur ce millésime la calandre toujours bien verticale ainsi que les ouïes du capot avant. |